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Vers 1996 un paix
difficile s’était établi et la Bosnie-Herzegovie avait
regagné son indépendance officiëlle. Elle donnait forme à la 4ème
nouvelle nation coupée dans le corps d’une Yougoslavie créée
en 1919 et qui était la réalisation de 500 ans de rêves nationalistes
slaves. Cependant vers 1996 Sarajevo était une ville souffrante,
détruite et brisée.
De nos jours on se rappelle très peu que Sarajevo était véritablement
une ville de souffrances pour les générations d’Européens et
Américains nées avant 1940. C’était une ville dont rien que le nom
était comme les cendres dans la bouche de dixaines de millions d’Européens.
Le mot Sarajevo présentait pour eux le symbole comment la tragédie sur
un niveau profondément humain pouvait être détournévers des mauvais
buts par des hommes puissants et se faisant la belle part pour escaler
au-delà du pouvoir de l’imagination. Tout cela et encore parceque
Sarajevo était la location d’un seul incident qui a déclenché la
Grande Guerre. Ici on a tuéle 28 juin 1914 un homme méprisé et sans
amis et sa femme dédaignée en public.
Gavrilo Prinzip, un nationaliste Serbe, avait tué d’un coup de
fusil l’archiduc Franz Ferdinand, l’héritier du trône
autrichien-hongrois et sa femme Sophie von Chotkovato.
Deux personnes représentant les symboles de pouvoir et de l’empire,
furent malheureusement très peu regrettées par ceux qui les
connaissaient. C’était là le début de l’atrocité. Maintenant
dans les années 1990 Sarajevo réclame à nouveau le titre de la Ville
des Souffrances, qu’on lui avait attribué quelques trois
générations plutôt.
Sarajevo, l’étincelle qui a mis le feu à la Grande Guerre,
dont les incendies se ne sont éteintes qu’après avoir plongé 25
nations dans une guerre et qu’après avoir consummé plus de 20
millions de vies.
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